Un ancien ministre islamolucide.
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Un voile en cache toujours un autre
Il m'arrive d'assister à l'occasion, dans les galeries de l'Assemblée nationale, à la période de questions. Ce fut le cas le 13 mai dernier. J'étais donc, comme on dit, aux premières loges pour observer de vigoureux échanges entre trois femmes sur la question du voile islamique chez les employées de l'État.
D'un côté, la chef intérimaire de l'ADQ, Sylvie Roy, et la chef du PQ, Pauline Marois. Toutes deux, manifestement indignées de la prise de position de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) contre l'interdiction du port du voile islamique au sein de la fonction publique. De l'autre, la ministre Christine Saint-Pierre pratiquant à merveille l'art de l'esquive et de la pirouette.
Harcelée de questions, la ministre s'est obstinément refusé d'approuver, aussi bien que de désavouer, la position de la FFQ. Elle appliquait la première consigne que l'on impose aux ministres (je le sais, j'ai été leader du gouvernement) lorsqu'ils font face à une question embarrassante: tourner autour du pot!
Plus qu'un morceau de tissu
Mais le lendemain, ô surprise, on apprend, grâce à La Presse, que la ministre est d'accord avec la FFQ. Cela signifie que les employés des secteurs public et parapublic pourront porter ostensiblement le voile islamique.
Il ne faut pas l'interdire, déclare la ministre, sinon on va replonger dans le débat sur la pertinence du crucifix à l'Assemblée nationale!!! Absurde rapprochement.
Comment expliquer cette dérobade et ce manque de courage politique? En fait, la ministre et le gouvernement se refusent à débattre du voile parce qu'ils pressentent sans doute que, comme le signalait Point de Bascule, la «question du voile ne peut être abordée sans examiner l'islam politique dont il est l'étendard».
Le voile, plusieurs l'ont rappelé, ce n'est pas seulement un morceau de tissu, c'est le signe visible de l'infériorité de la femme dans l'islam, c'est le symbole ostentatoire de la soumission de la femme au père, au mari, au frère. Officialiser le port du voile dans les secteurs public et parapublic, c'est accommoder l'islamisme de façon éminemment «déraisonnable».
Société démocratique
«En France, écrit Djemila Benhabib dans son remarquable livre, «Ma Vie à Contre Coran», dans certaines banlieues, les jeunes musulmanes sont sommées de choisir entre le «voile ou le viol». Si nous abdiquons sur la question du voile, c'est le parti de l'oppression que nous choisirons. Un voile en cache toujours un autre. L'offensive en faveur du voile islamique s'accompagne d'attaques contre la mixité. Certains parents demandent à ce que leurs filles soient dispensées des cours d'art, de théâtre et de biologie.»
Ce que nous dit, en somme, Djemila Benhabib, une Algérienne qui a été témoin de l'asservissement de son pays par les islamistes (avec comme tribut à payer l'assassinat de plus de 200 000 de ses concitoyens), c'est qu'une société démocratique qui cède sur le voile sera aussitôt la cible de nouvelles revendications. Toutes incompatibles avec les valeurs fondamentales de l'Occident.
Djihad furtif
Notre classe politique ne peut ignorer que les sociétés démocratiques occidentales ne doivent pas seulement subir les assauts du djihad violent et terroriste, elles doivent aussi faire face au travail de sape, s'appuyant sur les chartes, que constitue le djihad furtif. Ce dernier est une stratégie mise en oeuvre par les groupes islamistes implantés au sein même des pays démocratiques et dont l'objectif est l'application de la charia, cette loi archaïque et obscurantiste contraire aux droits de la personne et aux fondements de la démocratie.
Il faut croire Djemila Benhabib quand elle nous prévient que la «bataille contre le voile islamique n'est que le début d'une guerre ouverte contre les intégristes, dont l'issu dépendra de notre capacité à le disqualifier des institutions publiques, y compris de l'école. Si l'on perd cette manche, l'islamisme en sortira plus fort et revendicateur».
Les partis d'opposition doivent donc revenir à la charge sur cette question brûlante et forcer le gouvernement à résister à toute forme d'érosion des valeurs fondamentales de notre société. Si la Fédération des femmes du Québec se déshonore, la ministre de la Condition féminine n'est pas tenue de s'y associer.
Quelques jours après le vif échange au Parlement, une musulmane voilée, sans doute en mission sur commande, nous avisait que si l'on interdisait son accoutrement dans la fonction publique, elle quitterait le Québec. Excellente idée! Bon voyage!
Source: Un voile en cache toujours un autre, par Jacques Brassard, Le Quotidien, cyberpresse.ca, 27 mai 2009
Kacem est un blogueur marocain athée, réfugié de la charia en Suisse. Il déplore le silence sur le sort des apostats de l'islam 
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